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Bienvenue à vous sur mon blog consacré au Venezuela. Actuellement en transit à Paris en attendant mon départ pour le Méxique, ce site relate mon second séjour la-bas : De l'est à l'ouest, du nord au sud, des plus belles plages aux bidonvilles (barrios) les plus craignos, voici mon carnet de bord qui m'a accompagné depuis septembre 2005. Saludos. -;o)
Note :
- La page principale affiche les 5 derniers messages. Les archives sont disponibles dans la colonne de droite.
- Vous pouvez laisser un commentaire en cliquant en bas de chaque billet.

Le grand départ

jeudi, août 24, 2006

Et voilà, c'est le dernier post!

J'espère que ce blog vous aura plu / interessé un temps soit peu. Personnelement je me suis bien amusé.
De mon second séjour au Venezuela, je retiendrai beaucoup de choses. Beaucoup de souvenirs, de bonnes et mauvaises experiences.
Je repars triste et heureux à la fois. C'est un sentiment assez spécial.

Je n'ai bien sur qu'un envie, c'est d'y retourner pour saluer tous les camarades du nord au sud, des barrios aux quartiers "branchés".

Pour ceux que ca interesse, ce blog fait parti de mon petit reseau que vous pouvez retrouver à l'adresse suivante : http://skwale.blogspot.com/


Au passage, histoire de rigoler un dernier coup : j'ai raté mon avion le jour du départ.

Putain d'embouteillage

Ah bravo!


La grande classe!


C'était ma chérie qui était contente! Bon j'ai réussi à en pécho un le lendemain tout de même!




Et voilà, rien n'a changé!

\o/

Enfin pour bien terminer, un petit post pour rendre un peu hommage aux copaings qui m'ont supporté pendant ces derniers instants!

Merci donc à tous et bonne continuation !

- Juan-rené, baptiste, mateo y Bertille qui ont fait de bien belles sessions de formations (iniciations à la programmation et à GNU/Linux) ainsi qu'Arnaud et Dorothée avec qui j'ai vecu ces derniers mois.






Une pensée émue à mon camarade Henry qui m'a soutenu et aidé tout au long de mon action dans les barrios.




Enfin un salut fraternel aux compañeros !!!





2-3 tofs pour finir :







bye bye....


Chuao

vendredi, août 11, 2006


[mode intro tragique ]
Comme vous le savez l'aventure au venezuela touche à sa fin.
Mon dernier week end, je l'ai passé à chuao. Chuao, c'est aussi le nom de ce blog. la boucle est bouclée.
[fin de mode intro tragique]

Afin de profiter une dernière fois de la plage nous décidons avé les copaings d'aller à Choroni / Chuao.

Chuao est un petit village situé non loin de choroni. Accessible uniquement par bateau il a su conserver une tranquillité qui commence de plus en plus à faire défaut à Puerto Colombia / Choroni.

Toujours est il que nous avons un ouik en de 3 jours devant nous. C'est bien mais en même temps c 'est pas top ..vraiment pas top.
Car ici, lorsque les venezueliens ont ne serait ce qu'un jour de congé tout le monde se rue vers les destinations balnéaires.
Se ruer est un peu faible.

Nous décollons donc le samedi matin très tôt...enfin nan...Miss Aleidy en a décidé autrement.
à 14h du matin nous décollons.
Le métro est blindé de chez blindé (1 sur 4 circulent), j'ai un sac énorme et je commence à pété un cable.

Quand j'arrive au Terminal de la Bandera nous nous rendons compte que la queue pour les bus sort carrément du terminal!
Arnaud « Chef » nous racontera qu'il en a vu rentrer par les fenetres du bus.

Du jamais vu!!

On se résigne à prendre un por puesto (taxi collectif). C est reuch mais bon ce week end je me lache.
c'est le dernier.

Nous arrivons à Maracay et malgré tout, la queue pour le bus de Choroni est encore de taille honorable.



Nous attendrons tout de même une bonne heure avant de pouvoir embarquer.
le bus est bondé tout le monde chante et tape dans ses mains. on dirait une colonie de vacances.



nous on est plutôt épuisé mais heureux d'arriver...

8h de voyage dont la moitié d'attente ca reste une bonne moyenne!

..enfin

Tout est archi complet! Étant donné qu'on a la dalle, on se précipite vers le meilleur hamburguesa de choroni (si ce n'est du venezuela). Pour info c'est, sur la place, le vendeur à gauche du plus à droite.
;o)

Après quelques bières, nous nous achetons une bonne guarapita coco et nous dirigeons vers la plage pour installer la tente.



Je suis impressionné par le nombre de tentes présentes ...jusqu'à la route!! Ca devient vraiment plus possible d'aller là bas le ouik end...et dire qu'avant cette plage était déserte. ;o/

J'ai pu admirer l'esprit feminin en action pour l'installation du campement!!
\o/

Faut avouer qu'il faisait nuit et qu'on ne voyait rien.
Bref une fois installé on décide de se reposer un peu de se voyage. :o)

Au milieu de la nuit je me lève. Je m'assoie sur le sable et je contemple les étoiles et la lune qui se reflètent sur la mer, la bouteille de guarapita dans la main.
Aleidy en string s'assoie à coté de moi.

Il y a des moments comme ça où on se demande si on rêve ou si on est toujours dans la réalité.
Toujours est il que c'est ici, sur cette plage, que tout à changé pour moi, il y a 4ans.
Les paroles de guarapita raconte tout ça très bien pas besoin d'épiloguer...

Le bonheur est là il suffit de tendre les bras.

Le lendemain nous décollons assez tôt pour chuao.


Il faut aller sur le port et demander aux pêcheurs de nous emmener.



Je crois que le mode de fonctionnement est une coopérative : c'est à dire que ce n'est pas chacun pour sa gueule mais plutôt tous ensemble sur des tarifs fixes.




les bateaux viennent s'échouer sur le sable entre le rio et la mer. il faut donc attendre la vague pour gagner le large.




En 15 minutes nous sommes à Chuao.




une plage tranquille, un semblant de village et quelques bui bui qui vendent des bières et du poissons frais.



Nous retrouvons Arnaud qui est là avec les copains venezueliens.

Nous installons la tente et filons manger une empanada de poisson délicieuse.



Étant donné que le soleil tape très fort, on se décide à faire une ballade en direction du village de Chuao qui est en fait situé dans les terres.

Il faut savoir qu'il n'y a pas de route pour aller à chuao depuis choroni. les vehicules qui sont là ont donc tous été amenés par bateau en pièces détachées!



Il y a un donc bus qui fait des allers retours entre le village et la plage...enfin... une camionnette plutôt (l'ami de mickey) : il faut faire gaffe aux branches.



Le trajet est superbe : arbres gigantesques, plantation de cacao....car oui le cacao qui vient du Venezuela que l'on peut retrouver dans les chocolateries françaises provient casi seguro de chuao.



C'est la fête au village lorsque nous arrivons. Je me fais des potes avec mon tshirt rouge du gouvernement.

Ici, ils affichent les couleurs :





Nous marchons jusqu'à la rivière qui nous offre une baignade douce et au frais.


On se détend un peu puis nous décidons de revenir sur la plage.

La fatigue se fait sentir!



Nous dégustons à nouveaux de succulentes empanadas et du poisson grillé.



La soirée se passe tranquillement : nous savourons la mer chaude et la polar bien fraîche.




La nuit sera un peu agitée : étant donné qu'il faisait chaud nous avons ouvert la moustiquaire.
Grave erreur. Des moustiques/mouches microscopiques se sont engouffrés (les putes) dans la tente. laissant des traces de piqûres encore visible 2 semaines après!



Putain de bestioles!

Hostile la nature!

Sans déconner le prochain qui ose critiquer les mecs de koh lanta je les baffe!

Le lendemain nous traînons à la plage alors que les autres rentres à Caracas directement en bateau!
C'est tout à fait jouable : 1h30.
Nous on aura mis 5h par la route.

Un ouikend fatiguant mais au combien dépaysant et qui permet de recharger les batteries comme c'est pas permis!

Chuao on se reverra!
C'est moi qui te le dis!


Le delta de l'orenoque ou del Orinoco

Il ne me manquait que celui là à mon tableau de chasse.
;o)

Je le garde pour la fin d'ailleurs!
Alors pas la peine de faire de chichi, le delta de l'orenoque est l'un des plus grand du monde.



Pourquoi y aller?

C'est loin, c'est blindé de moustiques d'araignées et de conneries en tout genre, ça coute relativement cher car il est quasi obligatoire de passer par des tours pour visiter...
mais ...lorsqu'on voit ça



...je pense que ça vaut tous les discours du monde..

Plus sérieusement, c'est un délice de constater que l'environnement est encore préservé. Le biotope est incroyablement de riche en terme de diversité.






Le dépaysement est total.

Imaginez-vous sur une pirogue, des piranhas nagent sous la coque, au dessus de vous volent une nuée de perroquets et au loin vous apercevez des dauphins (roses) de rivières nager paisiblement.


Les indigènes vivent encore dans des hutes et se déplacent en pirogues...(et ruinent leurs économies dans le rhum et la bières...bon on reste au venezuela)


Bref. le delta c'est sympa.

Je me suis rendu là bas en avril dernier pour 3 jours et demi.
La route est longue depuis Caracas mais le voyage vaut le coup d'oeil.
Le point de départ est inévitablement Tucupita, ville au charme moyen qui ne semble pas trop craindre à première vue (mais je ne me promènerais pas le long du fleuve le soir).


En effet, on peut croiser pas mal d'ex indigènes errant le long de la berge vivant sur des matelas à la recherche de quoi étancher leurs soifs...

Nous arrivons d'ailleurs le soir et passons la nuit dans un petit motel sympatoche près du fleuve :



Nous partons le lendemain très tôt pour un petit village ou se trouve notre camp. Il est situé le long du fleuve Manamo (un des nombreux bras de l'orenoque).


Et si je dis fleuve c'est parce qu'il est bien plus large que la Loire..Imaginez des dizaines de fleuve comme ça ayant une source unique....


Après une heure de pirogue à moteur nous arrivons au campement situé en face d'un village indigène.






Ce qui est marrant c'est que même d'ici, on sent les variations de la marée. En effet, nous sommes en eaux troubles : la mer se mélange aux eaux du fleuve.


Alors...
... je ne vais pas détailler tout le séjour, (la jungle c'est la jungle quoi).




Juste que je n'oublierai jamais certains instants comme voir le coucher de soleil sur le bateau au milieu du fleuve un cuba libre à la main.


Nager près des dauphins de rivière reste également un moment magique.

Point négatif : je pense tout de même que la région reste très touristique...alors évidemment du tourisme d'aventure mais tout de même. Disons que ça me gave d'aller au bout du monde pour me retrouver avec des suédois ou des allemands..ou pire des français!
;o)
En tout cas si le lieu est effectivement exceptionnel, je pense qu'en amazonia les décors et la faune sont sensiblement équivalents ... mais le tour est bien moins onéreux...

donc ...
Quelques photos pour finir :





Merida et les andes

mercredi, août 09, 2006


Revenons quelques mois plus tôt :
Coup de file de Laura. Souvenez vous, elle a habité quelques mois dans l'appart avec moi. Elle bossait pour une ONG près de la frontière colombienne.
« Ca te dit qu'on se donne rendez vous à Merida, vu que je pars très prochainement pour la france? ».

Le rendez vous est pris.
J'ai 4 jours pour aller visiter Merida et ses alentours (aller-retour compris).

nickel abdel.

je prends mon billet et je décolle. Ca tombe bien y a des bus de nuit qui partent pour Merida juste à coté de chez moi (en face du parc del Este : Expresos Flamingos 11h de route 45 000 bolos = 15 euros).



Vu que je dors pas super bien, pour voyager, j'ai la tactique : une petite bouteille de plastique, une bouteille de rhum et un peu de coca. Et hop!
Et quand je suis bourré je dors.

Note : C'est une bonne tactique lorsqu'il y a des toilettes à bord du bus un...

Note 2 : Prendre un duvet car la clim est à font dans le bus...quand je dis à font c'est à fond ...il fait 12.

Après 11h de route j'arrive à Merida. Pas de trace de Laura dans le terminal.
On finit par se retrouver et nous nous dirigeons vers le centre ville. Les gens sont cools et nous indiquent la camioneta à attraper.

barrio de Merida



On se trouve une petite chambre sympatoche





et nous établissons le plan des jours à venir : téléphérique puis redescende à pieds. le truc qui tue.

Oui....disons quand le téléphérique marche. C'est important pour la suite.



On se promène un peu dans la ville en repérage et là je tombe sur Pierre alias Mac Gyver.
Ce gars là je l'ai vu à Cuyagua et au forum social à Caracas. Et je retombe encore dessus par hasard!

C'est un véritable Cheo bis ce mec!!
Il est là depuis quelques temps à Merida et vu qu'on tombe sur ça:




... il nous propose plutôt de visiter les Lagunes un peu plus loin dans les Andes.

Après avoir visité Merida assez rapidement (mais qui reste une ville avec un charme qu'on ne retrouve pas ailleurs )






on se pieute pour se réserver pour le lendemain.

Lever 5h on prend les premiers bus pour arriver au terminal et choper la camioneta qui sillonne sur les routes andines à plus de 3000 mètres.



Cette route est inoubliable. J'ai l'impression de réaliser un rêve. Je me sens comme dans les cités d'or devant les champs en terrasses, les montagnes abruptes, les visages d'indiens qui nous sourient...
C'est vraiment troublant.



On ne parle pas beaucoup, l'altitude n'aidant pas.
Nous traversons des villages magnifiques. Le chauffeur nous laisse à l'entrée du parc non loin d'Apartaderos. Il fait beau mais pas super super chaud quand même.
La laguna Mucubaji s'offre à nous. C'est majestueux.






Nous continuons en direction de laguna negra et nous rencontrons notre ami Mac Gyver avec qui nous allons partager la route.





Les paysages sont superbe, la nature préservée...bref pas besoin de mot pour décrire :






Nous arrivons finalement à la laguna ou nous passerons la journée ...en compagnie de gentils pêcheurs de truites!



Il est difficile d'atteindre la laguna Los Patos (il faut limite escalader).



Nous nous contenterons de nous en approcher. Pierre s'amuse à pecher la truite à la main ...et il y parvient le bougre!



Nous décidons de rentrer lorsque le brouillard nous tombe dessus. C'est très bizarre de ne rien voir à 10m...à part quelques lapins par ci par là.

Nous finissons par regagner la route et attrapons un por puesto pour passer la nuit à Santo Domingo.



Nous laissons Pierre et son aventure!

Le village de Santo Domingo est vraiment super accueillant. La posada Erika est époustouflante.
Nous avons une petite cabane pour nous tout seul avec cheminée!
Après un tour en ville, nous dégustons une truite accompagnée d'un petit alcool local dont j ai MALHEUREUSEMENT oublié le nom.



En tout cas, j'ai super bien dormi!!

Lendemain direction ben je sais plus...honnêtement j'ai un peu merdé et je ne me souviens plus des noms...
Ce que je me souviens c'est que nous sommes parti de Santo domingo en revenant sur nos pas pour visiter une autre lagune....

....Une lagune magnifique....d'autant plus car nous étions seuls.... c'est important pour la suite...



Nous décidons de cacher les sacs et de faire le tour de la lagune.



Des vaches sont dans les pâturages, nous apercevons des chevreuils....puis lorsque nous arrivons tout au fond je me fige...
Laura et moi nous nous regardons : nous avons bel et bien entendu un rugissement!!!
Un puma ou une connerie comme ca...en tout cas c'était pas un chat...
On a la chair de poule et on se speed comme jamais pour retourner vers la route...les rugissements persistent...je m'attends à chaque instant à voir débouler la bestiole...c'est vraiment flippant...
sans déconner...mourir bouffé par un puma...c'est super con comme mort.



Je récupère les sacs et on file vers la route...
lorsque nous l'attenions enfin, on s'effondre et on descend le reste de la bouteille de rhum....

Putain quelle aventure!!!

A ce moment du récit je me sens un peu bloqué.
En fait, je ne mets pas la main sur le reste de mes photos! (2 disques durs qui lâchent c'est relou à la longue).
Vous n'aurez donc pas la suite complète de l'histoire...juste pour vous faire halluciner :
Nous avons fait du stop pour retourner à Santo domingo : moi pour attraper le bus pour Barinas ( et donc rentrer à Caracas), Laura pour rentrer à San Cristobal.

Un 4*4 s'arrête. le mec super sympa nous explique qu'il va dans le nord du Venezuela à Coro / punto fijo...et que si on le veut il peut nous emmener gratos et passer une journée à la plage!
On ne reflechit pas bien longtemps avant d'accepter et le soir même nous sommes passons la nuit près du parc national de Morocoy.

Le matin dans les Andes, le soir en face de la mer des caraibes.

Pas nombreux sont ceux qui peuvent s'en vanter!



Vautours


la route effondrée


Península de Paria (Ouest du Venezuela)

lundi, août 07, 2006

Début juin 2006, nous avons décidé de partir en mission avec julien et son frère (fraîchement arrivé de France).

L'idée était de partir dans la péninsule de Paria. Rinavouar avec la tapette geante qui bosse là : http://fzm.fr.

Non, rinavouar.

Pour info, cette péninsule est situé à l'extrême droite (ahah) du venezuela; En forme d'enclume (avec un M comme dans je t aime), elle s'étant sur 300-400 bornes d'est en ouest.

On se l'est tapé dans les 2 sens.

En 3 jours.

heureusement, il ne nous est pas arrivé ça :



Malheureusement je ne peux pas vous filer de photos satellites du machin car la 3D de ma carte vidéo ne fonctionne pas bien sous GNU/Linux et comme Google Earth utilise la 3D ...ben je l'ai dans le ...baba.


Tout à commencé un samedi matin je crois (oui ça remonte), la clio de julien est encore blanche, ne sent pas encore le phoque et le drapeau de la France flotte fièrement dans le vent accroché à la portière.
Ne vous méprenez pas, je n'ai pas changé de bord, juste qu'ici la mode est de mettre le drapeau de l'équipe que tu soutiens. Ici tout le monde porte le drapeau du brésil, de l'argentine, de l'italie ou du portugal.
Mais pas de la France.

On partait déjà avec un sacré handicap.

Ouais. même pas peur. Surtout qu'à cet époque on n'était pas encore qualifié!

Direction Mochima.

C'est un parc national ouvert depuis 1973. Les décors sont hallucinants, des oiseaux de mer sont présents par milliers, on peut apercevoir des iguanes, des dauphins, des meufs en strings etc...



Bref la nature dans toutes sa splendeur...

...sauf quand il la confonde avec une poubelle.

Mochima c'est aussi un petit village de 2 rues.






les rabatteurs nous sautent dessus à notre arrivée pour l'inévitable tour en bateau (de pêcheur).
Mais nous sommes organisés : on ne prend pas le premier venu.
il y a des règles à respecter : la fameuse règle des 3P

1/ trouver une Posada pour dormir et poser le matos
2/ trouver un Parking pour la voiture
3/ trouver une licoreria pour remplir la glacière de bières (Picole)



Après avoir valider ses conditions nous sommes prêts pour le tour.
On négocie un circuit « adapté » et on embarque.



Allez, à peine 2 minutes plus tard la pluie nous tombe sur la gueule. Au lieu de se faire cramer par le soleil on se retrouver tremper comme des merdes.

1ere escales sur une plage bien sympatoche.





Les mecs nous annonces qu'ils n'ont pas d'essence pour aller plus loin (alors que notre accord était de faire plusieurs plage).



Ils sont gentils les venez mais un peu casse couilles à la longue...mais malheureusement pour eux on est pas des anges non plus. On leur conseille fortement d'aller faire le plein. Ils reviennent ..la pluie avec eux.




C'est d'ailleurs étrange de voir ce paysage sous un orage. La terre est rouge, le sable orange, la mer noire. C'est vraiment dépaysant.




On finit par rentrer bien « fatigués » et on décide de passer la soirée sur le port avec une bouteille de Rhum.
5 minutes à peine passées et on se fait inviter par les pêcheurs locaux qui nous propose leur bar ...et « plus ».

A la fin de la soirée, on est les meilleurs potes du monde, on parle environnement, violence, picole etc...

Je vous laisse une photo du lascar, il a un requin en pendentif et se fait appeler Tiburon (requin). Allez le voir de ma part. il vous proposera un tour pas reuch.



Nous reprenons la route le lendemain direction Araya ; Le bled le plus à l'ouest de la péninsule, en face du continent et de l'ile Margarita.



A vol d'oiseau ce n'est pas bien loin. mais entre nous et Araya il y a un bras de mer de 25 km sur 100.



Bonjour le detour.

Et c'est parti pour une journée de route dans des décors de oufs.






Terre rouge, sable jaune, mer turquoise, ciel azur, végétation verte et desséchée.



Superbe.



Il fait chaud.

Très chaud.



on rempli la glacière de bière pour éviter de se dessécher nous aussi. C'est important.



Nous faisons des escales sur des plages desertes dans des paysages halucinant. on est seul. il fait 6000 degrés.



54 bieres plus tard Araya nous tend les bras. nous nous installons dans la posada la plus cool de la terre. Araya Wind.





Pres de l'ancien fort, une vue sur la plage etc.... hyper confortable...



Les filles du patron, 2 jumelles nous saluent.
2 bombes ATO-MIQUES.



Je crois que je n ai jamais vu des meufs aussi canon.

Nous en profitons pour mater le march France / Corée du sud.



C'est un peu la loose encore une fois et je leur demande s'il ne veulent VRAIMENT pas retirer le drapeau de la France sur la caisse car tout le monde nous matte avec insistance!



Après une bonne nuit de sommeil nous décollons après avoir visité les restes du fort espagnol.






Julien est chaud comme la braise et décide de traverser toute la peninsule.
MEME PAS PEUR.

(je rappelle qu'on a une clio).

Et c'est ti-par.



la route défile, les paysages également. toujours aussi impressionnant.

(une poubelle)

On s'aventure sur des chemins qui ressemble plus à rien qu'à une route.





Et Julien qui veut toujours aller plus loin! AH CELUI LA ALORS!

Nous arrivons à des villages perdus ou on peut apercevoir que les Missions du gouvernement sont bien présentes (construction de maison etc.)



C'est intéressant de voir tout ce qui est fait dans ces coins reculés. choses que les anti chavistes refusent d'admettre.

Nous quittons les décors arides pour passer dans la partie supérieure de l'ile , Carupano, Rio caribe. Direction playa medina et playa puy puy. 2 plages magnifiques sûrement les plus belles du Vénézuela.

On a bien mis 2h avant d'arriver à playa Puy puy. La route ressemble à celle de Choroni en plus mauvaise. On traverse la jungle et les villages peuplés de gros blacks qui picole le long de la route...et nous on passe devant eux, 3 blancs avec une clio blanche et un drapeau français.

je pense que TOUT LE MONDE nous a vu.

La route se transforme en terre et je me dis que si il pleut, « ben on est pas dans la merde! ».



Finalement on arrive à la tombée de la nuit. On a le temps de se baigner et de chercher une posada. De toutes façons y'en a pas 3000.
Y en a 1.



On ne peut pas dire qu'il y ait foule, puisque nous sommes 3 sur la plage. bref nous nous installons et mangeons un bon poisson grillé en buvant des bonnes bières bien fraîches.




Le réveil est vraiment féerique avec arc-en -ciel sur la baie.




Direction playa médina.



lorsque nous arrivons la plage est une nouvelle fois déserte. un véritable paradis, toujours avec cette arc-en-ciel qui nous suit.



C'est magnifique et je reste sans voix.








Nous reprenons la route pour passer dans la partie inférieure de l'île : Irapa et enfin Guiria. La dernière ville accessible par la route. la plus à l'est de la péninsule.




On peut apercevoir au loin l'île de TRINIDAD. Nous sommes désormais dans l'océan atlantique et non plus la mer des Caraibes. Bon, Techniquement ça ne change pas grand chose mais quand même, ça mitonne!

Julien plus en forme que jamais décide de ne pas s'arrêter là et de continuer en suivant la route. On nous conseille d'éviter soigneusement la plage principale en tout cas si on veut continuer le voyage AVEC notre voiture. Pas dangereux le bled...

On se rend compte que malgré ce que dit la carte, la route continue. Et nous la suivons.



jusqu'à très loin! Au point de rentrer dans le Parc National de la péninsule de Paria.




Un endroit magnifique où l'on peut apercevoir les 2 océans de chaque coté de la péninsule, la foret est immense et la chaleur accablante.






Nous décidons de faire demi tour afin d'éviter de me faire rater mon bus.





Direction Carupano.


Nous avons le temps en route d'écraser un poulet, de boire des bières et de voir le match de l'Angleterre.







L'aventure se termine là pour moi, Julien et son frère décident de continuer dans le delta de l'Orénoque...que j'ai déjà visité quelques mois plus tôt!

bientôt sur le blog!


Internet wifi dans le barrio

vendredi, août 04, 2006

Avant de partir, nous avons avec Henry et Edison evalué les possibilités d'équiper le centre informatique situé au Barrio de la Pastora.

Déja le barrio de la Pastora ça ressemble à ça :

(Photo prise du pont)
Pour se rendre là bas, on peut monter à pied ou en camioneta, justement Edison était dans la camioneta juste derrière nous :






L'idée est de relié le point internet situé en haut sur la photo à l'endroit d'où est prise la photo.


Après plusieurs devis, l'idée retenue a été d'équiper le centre d'un système Wifi.

Nous avons fait le tout des boutiques informatiques près de la station Parque Carabobo (là où on trouve de tout à des prix raisonnables.)


..Et nous sommes tombés sur un gode..euh une antenne en plastique.




Je n'ai helas pas eu le temps d'installer tout ça mais je fais confiance à Henry pour mettre en place le reseau.


Linea 4, Metro de Caracas

jeudi, août 03, 2006


Et oui j'ai eu la chanson d'empreinter la nouvelle ligne de metro censée désengorger la ligne 1 du metro.

Franchement moi je kiffe le metro. J'ai déjà bossé à la RATP et j'adore prendre le RER/Train. Je connais vraiment bien le réseau parisien et encore plus celui de Caracas (normal il est plus petit).




[Mode confession]
Le metro de Caracas a été fait par des français (Spécialistes de la ratp/sncf). Je connais bien l'histoire car mon oncle avait participé à l'élaboration du metro de Rio de Janeiro (ainsi que le RER A en France). Et depuis tout petit, j'ai toujours admiré sa vie "d'aventurier". Car oui on a tous un "oncle" aventurier dans la famille.
Moi ca me faisait rêver lorsqu'il me parlait de la jungle, des crocodiles, des favelas etc...

Et je pense très sincèrement que tout ce que je fais ici c'est un peu grâce à lui...

[fin du mode confession]

je vous laisse admirer tout ça.





Un peu d'informatique

Avant mon départ j'ai recu une donation (voir billet : j ai le dos niqué).
30 machines en plus ou moins bon état. Nous avons eu, avec Henry le plaisir de reviser tout ce petit matériel :



ca marche!




Le plus marrant est de savoir où se trouvait l'atelier de réparation. Au 42 ème étage de parque central.Ok. Mais surtout dans une salle dédiée à l'éducation sexuelle et plus précisement concernant les maladies sexuellement transmissibles (avec dessins explicatifs).


Admirez les murs sur la video :




Des fois nous avons eu quelques surprises :


(en gros il manque tout)

Un peu plus tard, nous sommes allé faire un tour au centre du Barrio de la Pastora. l'idée est de relier le centre à internet : nous avons donc fait des tests pour poser une antenne wifi avec un rooteur.


Dia del Niño, Venezuela

Il y a 2 semaine, le Venezuela fetait la fête de l'enfant (Dia del Niño), une espèce de grande fête en l'honneur des enfants le tout sous les couleurs rouges du "socialisme du XXI siècle".

Socialisme et cotillons


10 Millions!

Ce signe est un clin d'oeil aux 10 millions de votants favorables a Chavez lors des dernières éléctions.



Sport et socialisme.


Toujours est il que Caracas est transformée en une espèce de gigantesque foire pour les gamins, avec de la musique, des jeux, des barbapapas etc... le tout dans un cadre plutot sympatoche pour un centre ville :


Le parc est situé non loin des musées :


J'en ai profité pour faire un tour dans l'infocentro (centre d'acces gratuit à internet, le tout sous GNU/linux); Déformation professionnelle oblige.


En face, on peut voir des fresques sympathiques qui n'ont surement pas du etre faites par des petits doigts potelés d'enfants.

Pour finir, nous sommes allés faire un tour à Parque Central non loin de là :


Vraiment j'adore cette architecture fine et discretement intégrée au paysage :


Et pour finir la nouvelle ligne de metro "Linea 4" :