Etoileuh des neigeuh
samedi, janvier 28, 2006
Nan rien juste que ca "alerte-a-la-neige-sur-les-routes-de-france" , ca me fait marrer!
Sinon hier forum social et aujourd'hui surement encore. Je ferai un resume demain. Laura retourne ce soir pour Guasdualito pres de la frontiere colombienne. J'irai surement y faire un tour le mois prochain.
Avec Cristomf on va essayer de se faire des potes au forum...un keupon colombien m'a dit qu'il y aurait surement un concert ce soir. Et peut etre demain Manu Chao...
PS 1 : Ouf qu'il fait chaud. Je vais me prendre une biere bien fraiche.
PS 2 : Mefiez vous des montages photos (je dis ca je dis rien).
Le forum est mondial
jeudi, janvier 26, 2006

Suite a une certaine rumeur qui tendrait a dire que je ne suis pas allé au forum social voici quelques lignes pour montrer qu’on peut ET lutter ET avoir du style…
…contrairement à d’autres qui par exemple …roule en Skoda.
[Fin de l’allusion]
Donc.
Comme vous l’avez lu attentivement hier j’étais à Petare. Mais comme ici tout est contraste, il se trouve que le soir j’étais convie accroche vous bien chez monsieur l’ambassadeur. Tout ceci dans le cadre du forum social.
Je me suis donc habille classe mais pas trop: Perry noir / pantalon marron.
Premièrement, lorsqu’on entre dans un lieu comme ça on est impressionne par tant de luxe. C’est comme dans les films : le patio, le marbre, la descente d’escalier et l’ambassadrice qui est la pour nous recevoir etc.
En fait pour anecdote, j’étais déjà venu la en 2002 pour le 14 juillet. Mais je m’étais fait refouler à l’entrée par un putain de flic car je n’étais pas assez bien sappe. « C’est tenue correcte exigée ici ». Ahah. Batard.
Du coup on était allé acheter du rhum et on avait fêté le 14 juillet dans notre bon vieux 22eme étage.
Enfin bref.
Mais bon, la je suis rentre. Je ne connais personne. Et puis je commence a discute avec un mec qui en fait est la en mission diplomatique suite au « problème Iranien ». Et visiblement ce n’est pas une petite crise qui est en train de se passer !
Je tourne un peu la tête : je suis assis en face de Danielle Mitterrand.
L’ambassadeur nous invite à nous diriger vers le bar. Bon je ne me fais pas prier. Puis on se sert au buffet pour manger. Un mec du nouvel observateur me tombe dessus. Il veut comprendre la « révolution en marche » qui est censée s’opérer ici. Il s’attendait a voir des kolkhozes.
Le mec.
Je vais m’asseoir…à cote maire de Montreuil et du maire de Nanterre !!!
Si je m’attendais à me retrouver a cote de lui ! Bon je n’y habite plus mais j’aurai bien aime discuter un peu avec lui !
Finalement, je me casse assez vite ne me sentant pas à ma place. Il n’y a finalement pas de représentant d’autres ONG…mais plutôt des politicars, des journalistes et des diplomates.
Cristomf et Laura sont invites a une « soirée saucisson ». Bon…euh rien de graveleux. C’est juste que lorsqu’un français a de la bouffe française à partager il le fait !
On se croise je vais donc me pieuter….jusqu’a ce qu’ils débarquent dans ma piaule a 1h du mat complètement bourres.
Supaire.
Aujourd’hui.
J’ai enfin pu aller faire un tour au forum social. Pour info, le « forum social polycentrique » et le « forum des ameriques » ont fusionne en un.
Il s’agit d’un rassemblement international situe en divers places de Caracas ou ont lieu des centaines d’ateliers. Ce sont des véritables lieux d’échanges entres les ONG, bénévoles, gens de passages. Laura et son association sont basée à la Carlota (le mini aéroport du centre ville).
De mon cote, j’ai assiste a une conférence a l’Université centrale de Caracas. C’est un peu le Jussieu ou le Nanterre de Caracas.
On y trouve de tout : des logiciels pirates, des cd/DVD graves, des bouquins gauchistes etc…
Toujours est-il que le thème de la réunion portait sur les indicateurs de développement. L’association brésilienne « Social Watch » a récupère des données de plus de 400 associations dans le monte pour dresser une carte du monte basée sur le taux de développement du pays, d’exclusions, d’inégalités etc.
Je ne pige pas tout car les mecs maîtrisaient plutôt bien leur sujet. Au bout de 2h30 on décroche et on va se chercher a manger. Il est ad même 3h de l’aprem.
J’en profite pour faire visiter l’UCV à Cristomf et puis on décide de rentrer car on est bien crevé…
L'UCV.
…en chemin on fait un tour par le Sambil… Centre commercial le plus grand d’amerique du sud, repère de poufs et de babos.
Ça rappellera des souvenirs a certains...
Demain on remet ça.
Note du jour
mercredi, janvier 25, 2006
Je n'ai toujours pas eu le temps de de foutre un pied au forum social.
En revanche, aujourd'hui j'avais rendez vous la :
Petare.Je m'y rendais pour la premiere fois tout seul. (Tout seul de chez tout seul).
A la sortie du metro, il faut arriver a trouver le bon bus qui mene au bon endroit.
Sauf que :
y a rarement ecrit la bonne direction sur le bus, il n'y a pas d'arret officiel que ce soit au depart ou a l'arrivee.
En gros : faut connaitre. (Disons que Abfab, il serait vite retrouve mort quoi...)
A premiere vue, ca a l'air d'etre un peu du n'importe quoi...
Bon c'est pas tombe loin.
En fait, les chauffeurs sont proprietaires de leur camion et exploitent une ligne avec une licence specifique fixant des regles dont le prix du billet (je me demande s'il y a d'autres regles!).
A l'heure actuelle, le voyage coute 700 bolos ( Soit, si mes calculs sont bons, ca doit faire aux alentours de pas cher). Des fois il faut payer en montant, des fois pendant le trajet et des fois en descendant...
Pour en revenir a mon aventure : Apres avoir galere pour trouver le bon bus et 10 minutes de route dans le bidonville, je demande au chauffeur de m'arreter (il faut demander sinon il ne s'arrete pas).
Le mec me regarde :
"t'es sur que tu veux descendre la??"
(Bon il l'a dit en espagnol hein).
J'ai dit que oui en me demandant si en fait c'etait bien la!
Je descends, je regarde autour de moi, et pendant 30 secondes je me dis "putain mais qu'est ce que je fous la!"
Mais mon celebre sens de l'orientation ne m'a pas fait defaut. J'ai pu regagner le centre sans probleme...sauf qu'en arrivant il y avait une belle embrouille.
Un mec veut construire une sotre de bar (illegal) sur un petit emplacement non utilise par la communaute en pretextant qu'il a un titre de propriete. Amusant lorsqu'on sait que personne n'a aucun titre de propriete du sol dans le barrio!
Bref ca parle venezuelien, tres vite et tres fort. Je pige pas grand chose et je me demande encore ce que je fous la!
Finalement ca se calme.
J'apprends par la suite qu'un camion est passe un peu trop pres du poteau electrique et qu'il a arrache tous les cables branches illegalement sur le reseau. Le centre est donc dans le noir!
Nickel pour faire tourner des ordis!
A part ca, je n'ai aucune nouvelle de Cristomf depuis hier soir ou il est parti boire un coup avec un pote.
Limite je m'inquiete.
Note : les photos des camionetas ont ete pompee lachement sur le tres joli blog : http://blog.sipao.net/
Forum social de Caracas
mardi, janvier 24, 2006
Si.
Vendredi soir c'est permis alors direction le Trench-town. Reggae rocksteady ska et guarapa. On discute peinard, on rencontre Angela (mwen ké fann tchou aw pandan papa-w pa la ) et Julien nous rejoint un peu plus tard dans la soirée. On décide de se faire une "mission" plage pour le week-end. Ouais. Ici on n'a pas peur de dire « mission » quand il s'agit de bouger de Caracas.
Sauf que Julien a une voiture et c'est plutôt pas mal. ça évite de gallerer en bus et d'optimiser son temps !
Tandis que Cristomf et Julien vont en quête d'une tente (ouais ça l'air con mais c'est vrai) pour le lendemain je reste en charmante compagnie. Mais pas trop longtemps, je me lève tôt demain et je veux profiter de ma journée. Hum!çA VA HEIN !
Lendemain, réveil a 6h30. J'appelle a tout hasard machinette puisqu'elle voulait venir a la plage!évidemment elle ne veut plus venir (classique). Puis Cristomf et Julien débarquent frais comme le poisson d'en bas de chez moi : ils ont passe la nuit dans un bar sordide et ont dormi, allez, une bonne heure quand même.
Letz gros
On taille la route vers Maracay. C'est à une heure de caisse. C'est en fait la même route que pour Choroni sauf que la ou nous allons, çse situe plus a l'ouest mais toujours dans le parc Henry Pittier.
Il fait super beau sauf qu'on rate la sortie de Maracay. 2 options s'offrent a nous :
- Continuer jusqu'à la prochaine sortie (valencia a 1h de route)
- Faire demi tout sur le terre plein central.
Finalement on va choisir la deuxième option. Juste au passage, le demi tour on va le faire sur une 2 fois 3 voies.
Franchement, on a mit 10 minutes avant de trouver le bon moment et on ne faisait pas les malins !!
Finalement on trouve la bonne route et comme pour Choroni on commence à grimper dans la montagne. On traverse successivement une végétation aride puis une foret tropicale avec des lianes, des arbres magnifiques et des éboulements de terrains tous les 100m.
C'est que du bonheur de doubler dans ce genre de route.Et plus on avance plus la route change d'aspect. A la fin, l'herbe poussait carrément sur la moitie de la voie.
Au bout de 2h nous arrivons a Cuyagua une magnifique plage perdue au milieu de la foret, coincées entre 2 montagnes et ou se jette une rivière d'eau incroyablement douce.
On passe dans un petit village paisible, ou par moment la route et la rivière ne font plus qu'un. (Ouais. C'est surtout bien quand on a un 4*4 !).
Finalement on arrive.
On passe devant un "Rasta Shop".
Hum.
Qui vend des strings avec Bob Marley dessus.
On se trouve un coin a l'hombre sous les palmiers en évitant bien de rester sous un cocotier. Car oui, pour la petite histoire les noix de coco elles finissent par tomber TOT ou TARD. Sisi. C'est Newton qu'a invente le truc. Et ceux qui me connaissent pourront vous dire qu'il faut que je reste loin de toute probabilité d'accident à la con de ce type.
On va pour planter les tentes : on a pas les arceaux. CLAP.
Si çc'est pas une équipe de main dans les poches !
Bon résumons. Il est 11H
On est sous les palmiers, les hamacs sont montes, la glacière est pleine de glace et de bières. A la vénézuélienne.
On va se manger un excellent poisson grille puis on se met en quête de guarapita.
Car ouais faut pas deconner, il est quand même 11h30.
8 bières et une sieste plus tard toujours pas de guarapita. Les 2 gus se font une mission au village et reviennes avec 3 bouteilles de guarapita : Coco, parchita et Mures.
(Et des bières).
La nuit commence a tomber et nous aussi.
On se promène comme on peut sur la plage. Je me vautre dans le sable et me fais tremper par une vague : la classe. Car ouais c'est une plage de surfeur. Donc qui dit surf dit, Hollywood chewing-gum, ok, mais surtout dit GROSSES VAGUES !
Bref. On se rend compte qu'a une extrémité de la plage on peut apercevoir au loin Choroni. Un moment magique.
Chose amusante par endroit le sable est noir et lorsque nous marchons des petites pépites luminescentes apparaissent. ça me fascine.
Après une bonne arepa des familles julien va se coucher et Crisomf et moi partons en exploration de la rivière.
A la seule lumière de la lune. MEME PAS PEUR. Et pourtant, a ce qu'il parait y a des monstres, des dragons même! enfin au moins des crabes, çc'est sur.
Après avoir fait les cons pendant 1h a savoir celui qui courait le plus loin dans la rivière, on rentre se pieuter comme des merdes. (Et puis on s'est fait attaquer par un monstre aussi!ou une chauve souris on voyait pas bien).
Je m'endors en regardant la lune à travers les palmiers. Je me réveille dans la même position mais cette fois il pleut.
Nickel.
Je suis dans un hamac imperméable mais je l'ai mis à l'envers.
En gros, çdevient une baignoire s'il pleut trop fort.
Finalement, je m'en sors bien. Le réveil est matinal.
On va faire un tour à la plage et à la rivière.
On se prend un bon petit dej' (empanada au poisson).
Puis on décolle vers Cata. Une plage plus touristique, car plus jolie.
Le « petit » détail qui tue c'est que si le décor est un peu le même que la plage ou nous étions, certains ont eu la bonne idée de construire 2 tours de 20 étages sur la plage.
SU-PER-BE :

Discrets au possible.
On se trouve un coin sous un cocotier (voir plus haut). ça me gave un peu surtout que c'est blinde de chez blinde.
E puis, on est un peu comme des cons pour ouvrir nos bières étant donne qu'on a absolument rien pour ouvrir. Finalement je suis devenu master en décapsulage de bières avec une autre bière en office de décapsuleur.
Au bout d'une heure on se casse, car la plage est grande et surtout complètement vide a son extrémité. Et la, en revanche, c'est le paradis.
On se baigne dans les rouleaux, puis on se rince dans la rivière. Vraiment trop de la balouze.
Dommage de ne pas y être aller directement.

Cascade!

Peinard!

Cascade encore! On est des oufs nous!

La riviere.

Mais qui a mis cette photo dans mon appareil?
17h : on décolle.
(C'est une image Abfab).
La route est bien saturée et on se prend un bel orage dans la montagne. On ne compte plus les voitures en panne ou ayant eu un accident!
Bref rentré à Caracas bien content !
Tout de même, cette semaine c'est le Forum Social. Ce soir je pense aller faire un tour. Et jeudi, je devrais participer à un atelier. Laura qui a passe 1 semaine et demi dans l'appart est revenue également pour le forum.
La suite demain.
PS : Ah oui ! On s'est fait un repas fromage / pinard chilien (pas degeu !)
Forum social mondial 2006
jeudi, janvier 19, 2006
Un petit message pour dire que le Forum social Mondial se fera en 2 etapes cette annee :
- Bamako, Mali (19 au 23 janvier 2006)
- Caracas, Venezuela (24 au 29 janvier 2006)
Pour plus d'info :
http://www.forumsocialmundial.org.br/
Comme rien n'est simple :
"La Commission d'organisation vénézuélienne veut informer de manière officielle que le processus organisationnel du VI FSM et de II FSA suit son cours normalement, malgré la problématique qui se présente actuellement , étant donné l'effondrement du viaduc 1 de l'Autoroute Caracas- la Guaira. [...]"
AHAH.
Et ce qui est amusant c'est que Cristomf repart en france le jour de la cloture du forum, ie le 29.
Caracas risque de ressembler a une ville en etat de siege et la seule voie de communication avec l'aeroport est une petite route qui zigzag dans les barrios...et qui risque d'etre fermée!
Je sens qu'on va bien rigoler encore! Et j'en connais un qu'est pas arrivé!
Reggaeton en Choroni
mercredi, janvier 18, 2006
" Tout a commencé la bas. Dans ce pays, dans ce village ou depuis longtemps déjà on prépare quoi ? Ce doux breuvage ! "
Ouep, ce week-end, c'était en quelque sorte un retour aux sources. En effet, on avait décide de partir a Choroni pour poser nos culs dans le sable une bouteille de guarapita a la main.
Oui il ne faut pas oublier que le Venezuela même s'il est situe en amerique du sud il est borde par la mer des caraïbes (et le soleil qui va avec. C'est important pour la suite).
Vendredi donc.
Pour rejoindre choroni, il faut prendre un bus depuis Caracas pour rejoindre Maracay puis prendre un second bus.
Le premier bus se prend au terminal de la Bandera. Franchement c'est pourri comme bled. C'est situé au pied d'un barrio et pas tout a fait a coté du métro.
La c'est la lutte. Il y a 10 000 bus et ça gueule dans tous les sens : ¡¡VALENNNNNNCIA ! ! , ¡¡MARACAY ! ! etc!
On fini par trouver un bus rapidement. Le voyage se passe sans trop d'histoire et on arrive a Maracay. Belotte et rebelote : 10 000 bus et ça gueule de partout.
On fini par trouver l'endroit ou se prend le bus pour Choroni. On a attendu une bonne heure avant qu'il se pointe. La nuit commençait a tomber et franchement on a chope le dernier bus. Coup d'bol.
Enfin!
Il se trouve que le prix du billet est a été augmente d'1/3. Tout le monde fait un peu la gueule du coup. Surtout qu'on se tape tous les embouteillages. Il s'avere que le conducteur est un gros connard qui en plus du reste roule comme un tare !
J'ai jamais autant flippe dans un bus. Surtout que la route pour aller a Choroni est accessoirement situe sur une montage dans la foret tropicale.
Donc de nuit, dans un bus qui roule a donf avec un ravin d un cote et des branches qui touchent le bus de l'autre c est comment dire! typique ! On s'arrête au col pour laisser refroidir le moteur et les freins : ça sent le cramer.
Et la j ai failli me chier dessus. Le mec il se la joue Jean-Alesi (nan nan j a pas dit Schumacher, j'ai bien dit Alesi)! puisque dans un virage le bus a accroche " fortement "le bitume dans un virage. Ouais c'est sur c est une technique comme une autre.
Finalement on arrive à 22h! Vivant. Mais le terminal des bus a change a Choroni ! d'ailleurs il est pas construit. On descend donc dans un terrain vague et on marche 10min avant d'arriver vraiment au village. On trouve une posada libre et pas reuch (on a eu du bol car tout allait être vite complet pour le week-end).
Bizarre d'avoir du bol comme ça.
Pour faire vite, Choroni et Puerto Colombia sont 2 villages qu'on appelle communément Choroni. C'est un endroit paisible qui ne craint pas. Avec un de belles maisons dans le style colonial et au bout de la rue la place du village et de l'autre cote du muret : la mer.

De chaque cotés, 2 petites rivières dont une fait office de port aux pécheurs.

Non loin de la, se trouve le parc Henry Pittier. On retrouve de nombreuses especes naturelles. La vegetation va de la foret tropicale a semi aride...
Toujours est il que lorsque nous arrivons il est tard et il fait nuit. On a 2 priorités : manger et trouver a boire.
On se prend un petit hamburguesa des familles vraiment bon (pour une fois) et des bières. Puis je commence à me diriger dans une ruelle que je ne connais que trop bien!
Je cogne à la porte :
- Epa ¿Tiene Guarapita ? - ¡ Si hay !
2h après on s'endormait comme des merdes dans notre lit. (La fatigue du voyage. Ouais, ça doit être ça).
Pas pour longtemps en fait. A 5h les coqs chantent. Nos fenêtres se résument a des moustiquaires et des planches en bois. On essaie de faire absatraction jusqu'à ce qu'on se rende compte que notre chambre est situe sur le passage pour aller a la plage. C'est-à -dire par où passent gros 4*4, V10 américain et autres motos silencieuses comme vous pouvez vous en douter. Le tout agrémente par du reggaeton a fond les ballons et les mecs qui braillent.
Nickel. Une bonne nuit de 4h.
On se lève péniblement. Etant donne qu'on est blanc comme des culs on décide de visiter un peu le village et de remonter la rivière a l'ombre de la foret.
J'ai quand même réussi a perdre ma grole dans la rivière! finalement Cristomf la récupère IN EXTREMIS. OUF quelle aventure !



On s'arrête dans un buibui pour picoler 2, 3, 4 bières je ne sais plus trop en fait.
On est les seuls blancs.
On the rock.
On fini par regagner le village. On se pose sur la place peinard en mangeant des empanadas (et en buvant des bières : C'EST OBLIGE IL FAIT TROP CHAUD).
J'ai juste le temps de me faire cramer la gueule et les bras. Putain de soleil des caraïbes.

Je suis rouge comme un homard.
J'assure chaussure.
On regagne la posada. On fait un petit tour sur le toit et dodo dans les hamacs.
En fin d'aprem on se décide à aller sur la plage. Cristomf se baigne parmi les vagues les requins : c'est un peu mon Colt Sivers a moi.
La soirée commence
Après une bonne dorade a la plancha on se prend une bouteille de guarapita de coco (le fruit).
Une demi heure plus tard on va se cherche une bouteille de guarapita de parchita et on va sur la plage. Tout le monde commence a être bourre un peu partout. Pas forcement super friendly. Y a vraiment beaucoup de monde.
Je rigole doucement quand j'entends le mot gringo sur notre passage! surtout venant de la part de mecs qui se gavent toute la journée de bières de hamburger et de perro caliente (hot dog) et roulent en gros 4*4! mais bon je suis " fatigué "et ça me fait chier de parler a des mecs bourres! il y a aussi une bande de hippies qui vend des colliers et qui jouent du djumbe! (grosse fatigue).
Les tambores résonnent sur la place. Tout le monde est regroupe certains dansent, d'autres achètent des colliers aux hippies!
Mais je suis déjà " Out ". Je suis vraiment crevé et je rentre me pieuter!
Pour 4 heures de sommeil again!
Ralalala
Le lendemain petit dej' et on reprend le bus.
Un beau bus comme dans les films ou les pochettes de guarapita, avec la salsa et le meringue. Je reconnaîtrai même un titre de Mala fe.. - ;o)
On se retrouve compressé comme des poulets d'élevages sur la banquette du bus. Le mec devant cuve de la veille et écrase la banquette de devant sous son poids de bouffeurs de bouffe a l'américaine.
Lorsque le bus vient a freiner TRES fortement dans un virage mes genoux viennent s'encastrer dans la banquette en ferraille! le taxi de derrière aussi ! mais dans le pare choc du bus !
Finalement on rentrera sans trop d'encombre a Caracas ! et plutôt contents même !
Ouaillllle aime siiiiii heyyyyyyyy
vendredi, janvier 13, 2006
Alors quoi de neuf depuis la derniere fois?
Et bien je continue la visite des centres associatifs.
Je suis alle mercredi a Parque Central. Il s'agit d'un centre qui fait pas mal de sensibilisation et d'information au pres des GLT (gays lesbian & trans). Il y a un acceuil pour les seropos egalement. en plus de ca, pas mal de travail est fait avec des gamins. Le centre est vraiment actif et les personnes que j'ai rencontrees sont vraiment motivees. Et malgre un humour "homo" un peu lourd par moment, l'ambiance est fort sympathique :
Le centre se trouve tout en haut. je flippe un peu en prennant l'ascenseur : il est relativement puissant et il vaut mieux avoir l'estomac bien accroche! En tout cas la vue est splendide.
El silencio avec au loin 23 de enero tout au fond.Puisque l'on parle du 23 de enero...
Il se trouve que j'avais rendez vous jeudi dans un centre associatif situe tout a l'ouest de caracas. il faut savoir qu'a l'est on trouve le gigantesque barrio de Petare. Et bien l'ouest n'a rien a lui envier (si je puis dire). En effet a partir de parque central, on entre dans la partie vraiment prolo de Caracas. Bidonvilles et grosses cites pourries.
Mon rendez vous etait a Propatria (terminus). On prend un bus pour aller au Barrios. Franchement la premiere fois, c'est inevitable d'etre accompagne! Le barrio de la Moran est situe non loin du 23 de enero (a vol d'oiseau). C'est barrio accroche a la colline ou il n'y a pas de route. En revanche, il y a 400 marches qui zig zag dans des ruelles.
C'est vraiment impressionnant.
Le centre est administre par des soeurs et s'occupent de centaines de gamins. Il est tres bien integre et tout le monde respecte le travail qui y est fait. Les malendros ne foutent pas la merde au sein meme du barrio qui est leur territoire. en revanche il n'est pas rare d'avoir des affrontements entre bandes de differents quartiers.
je vous laisse observer :








qwerty (j'ai pas d'idee pour le titre)
mardi, janvier 10, 2006
La vie continue tranquilement ici.
Meme si le boulot a commence, j'essaie d'en profiter un peu.
Samedi on est alle au Trench Town.
C'est un bar ska-reggae-ragga que j'affectionnais la premiere annee ou j'etais a Caracas. On pouvait y entendre du raggasonic, cut killer et autre francesite.
Je sais qu'a l'epoque, il y avait des concerts de rocksteady et de ska. Les skatalites y avaient joue grace a la gente de Desorden Publico qui les avaient fait venir.
Le bar a un peu change. Pas grand monde, quand nous sommes arrives. On a du prendre quelques tragos en attendant. 10 bieres et un litre de guarapa plus tard le bar etait blinde. Vers 3h on est reparti peniblement en titubant.
Il est PROBABLE que j'y retourne un de ces quatre!
A part, ca nous avons un peu visite le vieux Caracas, c'est a dire la partie historique. En fait, pour faire simple Caracas c'est moche. Euh si c'est moche desole...
La plupart de l'architechture date des annees 70-80 et donc les blocs de beton sont legions ici.

Tout dans la finesse quoi...En fait, Caracas a ete constuite non pas pres de la mer mais de l'autre cote d'el Avila. D'une part, pour se proteger des "indigenes" particulierement feroces qui venaient par la mer et d'autre part pour eviter les epidemies que l'on retrouvait a basse altitude.
Toujours est-il que le centre ville historique est divise en quadra contrairement au reste de la ville dont la structure est plus "olè olè". On y trouve le Capitolio, el Consejo municipal, des musees, des eglises etc.
On a pu rentrer au Capitolio, juste "histoire de", sous surveillance d'un militaire qui nous regardait de loin.


En dehors de ca, le centre est assez populaire et c'est clairement pas la qu'il faut aller le soir quand on est blanc et qu'on ne sait pas ou on va...
En effet, pas tres loin de la on trouve deja les premiers bidonvilles qui poussent parfois au pied des quartiers où a eu lieu la "Reurbanización" de El Silencio dans les annees 50:
Y a de la couleur remarque
Petare, le plus gros barrios du Venezuela (presque 2 milions de personnes) et surement un des plus gros d'amerique du sud. Pas trop de cliches malheureusement mais j'y retourne la semaine prochaine.


voila pour aujourd'hui...
Aqui Estoy, Ya Llegue
jeudi, janvier 05, 2006
Donc après 38 heures sans dormir je pose enfin le pied à Caracas.
Enfin Caracas!La Guaira plutôt!.l'aéroport de Caracas n'est pas tout a fait a caracas. Il y a juste une montagne entre les deux. C'est important pour la suite de préciser!pour le pont. (J't'expliquerai).
Bref, la vue des Barrios (bidonvilles) et de la terre (rouge) me fait tout drôle. Je ne sais pas si je dois être content ou pas. C'est assez étrange comme sensation.
L'accès aux douanes et récupération des bagages a change : c'est propre et bien foutu.
J'attends une bonne demi heure ma valise au milieu d'italiens qui braillent. J'ai juste le temps de choper la crève a cause de la climatisation.
Finalement je sors : il fait beau, il fait chaud (30º). Je négocie avec un taxi et je grimpe dans une vielle caisse ricaine comme celle de Hutch (pas celle de Starsky hein, celle de Hutch : la merde a 4 roues de 1975).
Je lui explique ce que je viens faire ici, on parle de Chavez, de son pays. A chaque fois que je parle avec un Vénézuélien, ils sont tous tristes et préoccupes par la situation du pays.
Les barrios de Caracas défilent, les bus en panne aussi!
On arrive finalement sur le pont qui est en train de se compacter a cause des contraintes de la montagne qui se casse la gueule : sans doute une des conséquences de l'urbanisation sauvage.
A priori le pont risque de bientôt fermer. (Important pour la suite BIS).
Nous arrivons enfin dans mon quartier, après avoir tourne nous trouvons enfin l'edificio. Faut dire que je ne sais pas ou c'est et personne n'est la pour m'attendre.
Je rentre enfin dans l'immeuble qui n'a pas l'air trop ruine. La jolie concierge m'accueille avec un grand sourire " n'hésite pas a me demander! pour n'importe quoi ! " !c'est retenu.
Je ne suis pas mécontent de me poser dans l'appart qui a l'air pas mal du tout : grandes pièces, bien situe : A Caracas j'ai connu pire !
ET SURTOUT, j'ai une vue imprenable sur la montagne EL AVILA qui culmine a plus de 2000 m d'altitude.
Franchement, cette montagne m'avait grave manquée. En fait, Caracas est une cuvette située a 1000m d'altitude (un truc du genre), entourée de montagnes. Une partie est déclarée parc national, c'est pour cette raison que l'on n'y voit pas de barrios.
Bref, je m'installe peinard et je me dis : tiens je vais prendre une douche, ça va me faire du bien.
Et la, c'est le drame.
En fait, depuis ce moment la, ça fait 3 jours que je nettoie l'appart.
C'est sympa mais bon!.
Elle n'est pourtant que de passage ici, elle va partir travailler pour une autre ONG chargée d'aider les réfugies colombiens dans le sud ouest du Venezuela.
Même je n'ai pas eu trop le temps de lui montrer Caracas avec nos histoires de nettoyage ; nous avons décide d'aller crapahuter dans le parc national d'el Avila qui borde Caracas.
El Avila dans la brume
(Remarquez la finesse des constructions)
Il y a plusieurs sentiers dont certains sont entrecoupes par des jolies cascades. Pour y accéder on passe par les quartiers riches, farouchement anti-chavez.
Altamira est le au lieu de l'anti-chavisme.
Route menant au parc national
En tout cas, c'est assez hallucinant d'atterrir dans une nature aussi florissante et dense a 2 pas d'un complexe urbain aussi chaotique.
Petit sentier perdu
(ahah)
A peine quelques minutes et nous apercevons des tigres et des éléphants sauteurs !nan j'deconne! mais nous pouvons voir de jolis papillons multicolores ainsi que des petits colibris qui butinent. Et c'est déjà pas mal !
Les arbres sont magnifiques et la terre d'un rouge sublime.
Ouam, Lost in the forestAh j'allais oublier!
Excellente nouvelle. Oui certes !sauf que le pont qui relie Caracas et l'aéroport vient encore de subir un mouvement de terrain. Résultat le pont est INTERDIT a la circulation.
Le vice président a annonce qu'il n'était pas au courant de la situation!
Ahah.
Le taxi m'a dit qu'il y en avait pour des heures pour rejoindre Caracas.
Allo, Klub de la loose j'écoute ?
Plus de nouvelles demain!
Départ et nouvelle année
mardi, janvier 03, 2006
Mardi 3 janvier 2006, 10h39, Caracas, Venezuela
Nous y voila.
On ne peut pas dire que je ne sois pas mécontent d'être arrivé. Si on se replonge quelques semaines en arrière pas mal de chemin a été parcouru, pas mal de galères et pas mal de choses a régler.
Reprenons.
Le samedi 31 décembre jour du départ c'était le speed total : essayer de rien oublier et de faire tout rentrer dans une valise de 20 kilos. Apres avoir essayer de négocier avec Alitalia et Anyway.com on m'apprend bien gentiment qu'on ne peut rien faire pour moi et qu'il faut me demerdre pour que ça tienne !
Je suis un peu oblige de mettre de coté pas mal de chose en espérant que Cristomf puisse m'apporter ça lorsqu'il viendra me voir normalement d'ici quelques jours.
Adios Nutella, cd de Guarapita, bouquins, pochettes de cds, dvds, pinard etc!
Finalement je boucle ma valise, passe rapidement dire au revoir a la famille : je hais ces moment la. La technique est de faire ça vite et de passer très vite a autre chose.
On prend la route directe jusqu'à Ermont (95) ou on doit passer le nouvel an.
Ambiance sympathique et conviviale. Bizarre sensation de revoir tous ses potes réunis avant de partir!
L'idée est de ne pas se coucher et d'aller a l'aéroport directement pour 5h du mat.
2 âmes charitables sont choisis pour ne pas boire et nous amener la bas étant donne que bon!on fête ET le nouvel an ET mon départ.
A 5h et des brouettes on arrive péniblement a l aéroport.
Je vais verifie que mon avion n'est pas annule sur le tableau !(je me connais). Apparemment c'est bon.
Je dis " apparemment " parce qu'en fait l'hôtesse m'apprend qu'en fait mon avion est annule et il est remplace par un vol direct !mais qui part a 11h.
Il est 5h30. Nickel.
Club de la loose rulz
Je me dis que finalement un vol direct c'est pas plus mal : ça réduit les chances que ma valise se perde, que l'avion s'ecrase ou soit détourne ou je sais pas quel autre truc qui pourrait m'arriver. Et puis sur Air France c'est la fête du slip : picole a gogo.
5 heures plus tard je décolle!.ah ben non l'avion a une heure de retard.
Mon avion.
Enfin c'est pas "mon" avion...c'est une image...
oui enfin une photo quoi! Oh et puis merde.
Donc 6 heures plus tard :
ça va faire 28 heures que je dors pas je commence a fatiguer sévère.
Finalement l'avion quitte le sol et pas loin d'une demi heure après on attaque l'apero et la bouffe.
Y a pas a dire mais la France quand
même c'est vraiment le pays de la bouffe...
Je me retrouve entre des suédois des ritals et des chinois. Quoi de plus normal pour un vol vers caracas.
Le vol se passe bien, j'adore regarder la mer et les nuages depuis le hublot. Parfois on aperçoit un bateau, voire même les vagues.
On passe au dessus de POINTE A PIT', de Los Roques puis on arrive enfin a Caracas, 2 repas, 2 aperos, 2 bouteilles de pinard et 2 digestifs plus tard. (A peu près, pour situer!).
La suite au prochain billet...
Note : j'ai modifie l'intro du blog et vire le compte a rebours.
Note 2 : Bonne année tout ça.

































































































